OKUMA Records ; techno sous serres..!

Cet article vous est proposé en partenariat avec un label musical : OKUMA Records. Il se propose de présenter celui-ci consacré à une certaine production de musique électronique et techno.

 

LUC OKUMA raconte :

J’ai découvert l’univers rave party en 2007, en Franche-Comté, à une soirée organisée par les Z’1fâmes. J’ai pris une claque à vrai dire, j’ai halluciné sur le fait de pouvoir rassembler  autant de monde pour écouter de la techno en pleine nature.

J’ai écouté pas mal de musiques électroniques avant de mettre les pieds là dedans. J’écoutais les vieux sons de Laurent Garnier, Manu Le Malin, Laurent Hô, Kraft, Aphex Twin, Chemical Brother, Jeff Mills etc… Mais là c’était vraiment différent.

J’ai continué à aller en soirée tout les week-ends après cette découverte, j’allais à toutes les soirées que je pouvais trouver.

Puis en 2010 – 2011 on monte un sound-system avec des potes de Besançon dont Renaud (Barbak), Tistou, Kandeu, Pic Pic etc…« Astral Ipy Tek ». C’était vraiment marrant cette époque, on était 2 sur 8 à avoir le permis, on louait à l’arrache un camion, on allait louer 40KW chez Tintin à Besançon, et on allait se poser. On a fait quelques chouettes soirées à l’époque, on s’en battait, on y allait !

C’est dans cette même période que j’ai commencé à produire de la techno. J’avais un style plutôt énervé à 220BPM… Un truc sale, glauque, mais ça me plaisait.

J’ai rencontré GRE dans cette même période, ça a changé pas mal de choses dans ma vie …Ah, ah, ah ! Il a commencé à m’emmener avec lui en soirées, et je me souviens particulièrement d’une soirée en Haute-Saône où j’ai pris une grosse claque musicale.

Les Dj’s mixaient des gros skeuds de Tribe, je comprenais pas grand chose avant tout ça. J’ai passé ma matinée et l’après-midi sans bouger du mur à découvrir…

J’ai compris que j’avais un attachement plus que particulier avec ce genre de son.
J’ai changé ma façon de produire, et j »étais vraiment obsédé par les ambiances psychédéliques qui se dégageaient de ces disques.

J’ai ensuite rejoint le crew des Z’1fâmes en 2013 avec qui on organise la « Back to The Woods ». Dans la même période, je m’installe en coloc’ avec Gre et Kandeu… Sacrée période, on produisait tout le temps, c’était nimp’! ^^ Du son dans chaque pièce de l’appart’, des machines de partout, le cerveau en ébullition H24 !

Gre voulait monter un label depuis un moment, il m’a proposé de le rejoindre pour monter tout ça. On a ensuite invité quelques potes pour le 1er disque et ainsi de suite…

Les inspirations de Luc…:

 

Quelques questions à Luc par Dàrio :

Dàrio : Fais-tu de grandes différences dans les classifications de musiques électroniques ?

 

Luc : Oui il y a des différences dans les styles de musique électronique, forcément. Après, la musique électronique découle du même « arbre » généalogique, les gens ont fait des expériences et des mélanges inattendus et cela a créé des nouveaux genres, et les recherches sont permanentes ! Cette musique est vraiment riche de ce point de vue là je trouve, en perpétuelle transformation, et c’est loin de s’arrêter ! C’est aussi le but de la Musique en générale, une recherche constante de nouvelles sonorités. Chaque personne apporte sa pierre à l’édifice ! Y’a pas de langage à proprement parler. On peut tous se l’approprier, la partager. Y’a pas une manière de faire de la musique.

Tu le vois encore sur les perf’ lives : y’a des gens qui cassent les codes et depuis les années 1940 avec Pierre Schaeffer pour la musique concrète et François Bayle, Pierre Henry (qui vient de décéder) qui ont propulsé ça dans les années 1970…

 

 

Dàrio : Qu’écoutes-tu quand il s’agit de rock ou de pop, du non électronique?

Luc : J’écoute pas mal de rock, type Noir Désir, Neil Young, The Doors, les Bérus… J’aime beaucoup la musique acoustique, la musique du monde, les mélanges inattendus qui t’envoient sur plusieurs univers. À vrai dire, j’écoute que très peu de Tribe chez moi. Beaucoup de musiques électroniques mais plus orientées Dub, Hip hop, Trip hop etc… J’ai pas envie de m’enfermer la tête dans la musique Techno non plus. Et pour produire c’est plutôt chouette, ça donne plusieurs idées. L’idée de mélanger les styles apporte (je trouve) un plus dans ta musique. Il faut être curieux de tout histoire de pas tourner en rond.

 

Dàrio : Enfin comment sélectionnes-tu les vinyles que tu produis ? Quelle est la part du côté humain chez OKUMA ? Discutes-tu beaucoup avec les artistes ? Privilégies-tu l’écoute en teuf ? En « studio » ? En gros, quel est ton rapport à la musique que tu produis ?

Luc : Alors en fait, je sélectionne pas de vinyles. C’est moi et Gre qui décidons de l’orientation musicale qu’on souhaite pour les disques. On sélectionne des « tracks » et ensuite on fait le disque. Avant de sélectionner un morceau j’ai besoin de discuter avec l’artiste. J’ai énormément envie d’être sur la même longueur d’onde que les artistes que je souhaite produire. J’ai pas envie de presser un artiste pour son nom, sa renommée. Si ça passe pas avec la personne, c’est pas la peine d’aller plus loin. Je passe beaucoup de temps (bénévolement) sur le label, et j’ai vraiment envie de construire une vraie relation avec un artiste. Je suis pas là pour faire du fric en pressant des artistes connus.

D’ailleurs sur les 4 disques OKUMA, t’as pas de « headliner », juste des mecs qui ont la même passion que nous et avec qui ça fuse bien en terme de relation humaine. Je pense que c’est un pari risqué, mais c’est très gratifiant de travailler comme ça. Et puis Toolbox est en rupture de stock de nos références, donc je pense que ça fonctionne quand même de choisir cette optique là. 

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