Archives mensuelles : mars 2019

Garçon ! Une chanson et l’addition, s’il vous plaît…

Fort d’une petite centaine de vidéos ( et c’est pas fini !!),  toutes plus intéressantes les unes que les autres, Rmiz a interrogé pour vous, Sam, d’Une chanson, l’addition (UCLA)…Tous les vendredis, une petite pastille qui nous explique les tenants et les aboutissants des grands tubes rock qui font souvent partie de la bande originale de nos vies…

Bonjour Sam et merci de répondre à nos questions. Qui donc es-tu ? Et résumes-nous le principe d’un épisode d’UCLA…

Je suis journaliste depuis 15 ans (Rolling Stone, Longueur d’Ondes…), modérateur de conférences de presse artistes (festivals des Vieilles Charrues, Rock en Seine…) et notamment auteur de biographies.

Une chanson l’addition est une websérie lancé en mai 2017. Chaque vendredi à 15h sur YouTube et le temps d’un café, on décortique – depuis un bar – un standard rock des années 60 à nos jours : contexte de l’époque, anecdotes en studio, paroles, musique, quiproquos…

C’est donc toi qui apparaît à l’écran dans les différents épisodes d’UCLA. On imagine que ça ne se fait pas tout seul…

J’écris l’ensemble, mais suis effectivement accompagné par une équipe technique : une productrice (Anne-Laure d’Awalp), un réalisateur, un ingé son et un monteur (Wassup’ Prod). C’est surtout une activité bénévole que nous pratiquons en dehors de nos taffs respectifs.

Comment t’est venue l’idée de partager ces anecdotes avec le plus grand nombre ?

J’ai toujours été obsédé par les « pourquoi » et les contextes de création. Assez pour en discuter avec les artistes en marge d’interviews ou saouler (au sens propre et figuré) mes potes avec ça à chaque soirée. Jusqu’à ce que, à mon grand étonnement, Anne-Laure me propose de le répéter devant une caméra. Il y a donc assez peu de différence avec ce que je suis dans la vie !

Parles-nous du financement Tipeee. Il y a l’air d’avoir des contreparties sympas… Des projets, grâce à ça ?

Publier une vidéo UCLA par semaine, c’est évidemment très chronophage, mais ça engrange aussi des frais (qui sont à notre charge). Nous soutenir, ce n’est donc pas seulement pérenniser le projet, c’est aussi nous permettre de nous améliorer, d’avoir accès à d’autres moyens techniques et de concrétiser quelques idées (extensions papier, audio ou en live…).

Mais il n’y a pas que Tipeee (qui permet des dons directs en échange de contreparties) : il est aussi possible de nous aider via uTip (où nous percevons un pourboire pour chaque publicité regardée).

Comment choisis-tu les titres ? Et les bars ?

Les morceaux sont choisis en fonction des envies du moment, de l’histoire à raconter et/ou de l’actualité. J’essaie également que chaque vidéo soit – sur le fond – le contrepied de la précédente (genre/décennie/pays).

Quant aux bars, ce sont ceux dans lesquels nous trainons ou que l’on nous a conseillés, mais surtout ceux qui en acceptent les contraintes techniques ! Car tourner dans un décor naturel, c’est évidemment complexe (bruit, lumière, disponibilité…).

À l’époque de l’auto-tune et des artistes éphémères, le rock, ça existe encore ?

C’est un syllogisme… Ce n’est pas parce que ce n’est plus un courant majoritaire (en terme de ventes), que les médias en parlent moins ou que les grands mythes éclipsent la relève, que le rock a disparu. Lysistrata, Pogo Car Crash Control, Ko Ko Mo, MNNQNS… Ils sont nombreux en France (mais aussi aux Etats-Unis, en Angleterre…) à continuer de faire saigner les guitares… Et rien que les taux de remplissage des concerts de Rage Tour (Tagada Jones, Mass Hysteria, No One Is Innocent…) montrent une forme insolente.

C’est pour cette raison qu’il était important de conseiller certains d’entre eux à chaque fin de vidéo. Si la scène émergente n’est plus soutenue, il y aura une uniformisation de la culture ! Le rock n’est donc pas mort : il mute et reprend des forces. Le fait qu’il squatte les marges du mainstream est un très bon moyen de renouveler son certificat d’authenticité.

Qu’écoutes-tu en ce moment ?

Difficile de répondre : j’écoute près de 10h de musique par jour avec un spectre très large. Ça tient donc autant de l’humeur que de l’actualité ou de… l’opportunité.

En deux mots : quel est, selon toi, le meilleur album/groupe/concert ?

L’appréciation d’une musique, au-delà de son analyse technique, reste très subjective (voire, parfois, irrationnelle). Je serai bien incapable de réaliser un Top10 parce que trop d’options incomparables s’entrechoquent et parce qu’on lie souvent une chanson à l’humeur du moment de l’écoute…

Mais il y a des souvenirs qui resteront longtemps gravés, comme les concerts des Rage Against The Machine ou des Daft Punk, la découverte de Moriarty ou de The Dizzy Brains avant la sortie de leur premier album, ainsi que des rencontres avec Frank Black ou Portishead ou Dropkick Murphys.

Quand on voit la quantité de festivals, lequel peux-tu nous conseiller ?

J’en ai pratiqué beaucoup (et continue à en pratiquer). Là encore, difficile de procéder à des généralités : il n’existe pas de formule « universelle ». Tout dépend de ses besoins/envies en terme d’espace et de programmation…

Mais citons le Hellfest (Clisson) qui a su pousser l’ « expérience festivalière », le FME (Canada) qui a transformé sa ville en terrain de jeu, les Vieilles Charrues (Carhaix) dont le maillage associatif est bluffant ou encore la simplicité galvanisante du Yeah festival (Lourmarin). Tous ont en commun un enracinement local, essentiel selon moi.

En rédigeant ces questions, on écoutait Motörhead en buvant un ballon de vin rouge. Et toi ?

Il est 1h30 du matin, le vinyle saute sur la platine et mon mug est vide. Je viens de finir de répondre à mes e-mails…

Encore merci, Sam, pour la sympathie et la disponibilité, Rmiz te souhaite une bonne continuation à toi et ton équipe, on ne manquera pas de se faire le relais des évolutions qu’UCLA peut subir, en attendant, on invite tous nos amis Mongols à vous suivre sur les différents supports média où vous êtes présents, ils trouveront les liens respectifs en fin d’article, et pour ceux qui veulent jouer les mécènes, allez donc mettre quelques euros dans le nourrain sur Tipeee …

A un de ces jours , ici ou là.

 

 

Une chanson, l’addition !

Chaque vendredi, 15h.

 

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Visite culturelle à Issenheim !

Les anciens étudiants d’Histoire de l’art de Besançon, par exemple, connaissent par étude en amphi, le fameux retable d’Issenheim, signé Matthias Grünewald. Celui-ci est hébergé à Colmar au musée Unterlinden, récemment rénové. Mais votre humble narrateur a eu le privilège de rencontrer et épouser la ville d’Issenheim dernièrement, en février, et y a croisé Frère Jacques, aux lumières intarrissables. Résultat une visite des édifices religieux de la bourgade du Haut-Rhin, quelques photos et bons mots.

 

« JOSEPH, CHASTE époux ! »

A savoir l’album ci-dessous de cette journée du 26 février 2019 se présente de manière dé-chronologique… qui fut visite au couvent [des Antonins / Maison Saint-Michel] jésuite où fut créé et exposé sur l’actuel parvis (ancienne nef) le retable… édifice détruit puis reconstruit à l’inverse des orientations Est-Ouest traditionnelles, que Saint-Antoine (« le Grand ») fut un moine (fondateur de l’idée monacale) du désert, les tentations de Saint-Antoine seraient un sujet philosophique religieux, tout ceci vous le découvrez en liens…, puis à l’église d’Issenheim, (ville dont le blason/logo « fer à cheval » fait référence à une ville d’étape de diligence entre Strasbourg et Lyon) ; et enfin (superbe établissement scolaire qui a su rebondir dans son temps et à l’histoire passionnante, et exemple en terme de scolarité) l’Institution Champagnat.
Désolé de ma mise en forme scabreuse du présent article, et pour les vrais curieux, osez le commentaire pour vous et m’interroger sur chaque détail (St-Michel archange champion des anges, tueur du dragon, Mont-Saint-Michel, (que j’ai eu la chance de visiter en pleine lune d’août 2007) ordre des antonites, …). Il faut connaître aussi l’Histoire de l’Alsace… de l’Allemagne…

notes de frère Jacques... quelques références.

notes de frère Jacques… quelques références.

 

Voilà boulot pré-maché avec nos liens dans nouvel onglet, soyez curieux !

 

Ici lien album photos Facebook d’une visite au musée Unterlinden de Colmar.
[Il faut bien sûr être « ami » sur le réseau social pour voir le contenu…]

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