Archives quotidiennes : 2 janvier 2018

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(Photo de Simon Woolf)

Richard est originaire de Slovaquie et a atterri à Vesoul. Il est écrivain. Voici un entretien de celui dont le parcours a débuté comme poète édité dans sa jeunesse au niveau régional, puis au niveau national en tant qu’auteur de nouvelles et de romans aux éditions Black-out. Aujourd’hui, il publie également des ballades artistiques sur son webzine culturel Rich and Co Editions, où il se consacre entièrement à la mise en lumière d’autres artistes, venus de France ou d’Europe, en collaboration avec eux, dans des univers aussi variés que la peinture, la sculpture, la photographie, la littérature, le tatouage, les arts urbains et alternatifs, etc…

 

Dàrio : à quel âge as-tu commencé à lire sérieusement? Peut-on parler de capital culturel (familial)?

Richard Palachak :  je m’en souviens précisément. J’avais à peine 13 ans. Le déclic, ç’a été lors de vacances en Bretagne avec le père (J.) d’un ami (B.), et toute une ribambelle d’enfants. C’était un personnage très charismatique, un papa freudien, avec la stature patriarcale, le gros ventre et la barbe blanche… Il m’a confié le recueil de nouvelles « Deux amis et autres contes » de Maupassant et j’ai vécu une sorte de révélation… Pour le capital culturel je ne sais pas, la question mériterait une thèse…

 

Dàrio :  quand as-tu commencé à écrire ? De la poésie d’abord ? Et peux-tu me décrire tes débuts en tant qu’édité ?

Richard Palachak : ainsi me raconter comment en être venu à éditer ? Au collège, comme je suis arrivé tardivement en France, j’étais une bille en français. Mais bizarrement en poésie, j’obtenais toujours la meilleure note, au grand désespoir des premiers de la classe. Quant à l’édition, c’est une histoire de rencontre humaine je crois. La relation éditeur/écrivain a quelque chose de passionnel et de réciproque. Il y a une alchimie qui se crée et qui est inexplicable. Sinon, je ne suis pas un éditeur proprement dit.

La Plate-forme interculturelle Rich&Co Editions porte le nom d’édition pour se différencier des blogs d’Art et de Littérature. Notre contenu est exclusif et collaboratif. On crée des articles qui sont quelque part des œuvres à part entière, co-construites avec les artistes que l’on publie de manière exclusive et originale. C’est en cela que l’on peut se permettre de s’appeler Editions.

 

Dàrio : quel est ton top dix, cinq ou trois de livres ?

 Richard Palachak : sans hésiter :

  1. Voyage au bout de la nuit de Céline,

  2. Les contes de la folie ordinaire de Bukowski

  3. et Sur la route de Jack Kerouac.

Mais il y en a beaucoup d’autres…

 

 

 

EXTRAIT :

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits (49) :

« Un mélange d’avancement trop rapide et de passé immuable, où les buildings côtoient des vestiges médiévaux et le gigantisme soviétique des quatre voies en lacets bouclés. Puis des blocs administratifs d’entreprises du monde entier, le château et son Stare Mesto pittoresque, un océan d’immeubles déglingués à perte de vue, le beau Danube bleu qui vire au marron sous la pollution des picaillons européens, des centres commerciaux féroces et titanesques, des usines de tout et de rien et surtout de partout, des zones d’activité cyniques et démesurées, les fameux trams et trolleys rouges plus explosifs et plus forcenés que jamais, les bagnoles toujours plus fumeuses et les antennes relais toujours plus populeuses, et les éoliennes vertigineuses qui poussent sur le terreau moisi la piétaille empressée, du bordel et du bruit, des odeurs acres et des visions stroboscopiques, autrement dit le futurisme malhonnête et la nostalgie artificieuse, le tout gribouillé sur un même faux papier jauni de liseuse numérique dégénérée, convulsionnant l’avenir dans la nuit du Nouveau Monde. » Richard Palachak

 

Dàrio : peux-tu me parler et identifier ton travail avec Black-Out éditions ?

Richard Palachak :  la rencontre entre un éditeur et un écrivain est affaire de connectivité et d’affect réciproque. J’adore le travail de Black-out Editions, et je pense que mon éditeur apprécie également le mien. Actuellement, on réalise une chronique hebdomadaire sur le site de la maison d’édition tous les mardis, « Les Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits », en collaboration avec mon ami photographe Simon Woolf (dont je suis un fan absolu). Un recueil de Nouvelles sortira en début d’année 2018 (toujours illustré par Simon Woolf) et la suite en 2019. Après on verra, on se laisse porter. Il y a plein de projets, d’idées possibles et imaginables. J’ai déjà 2 romans d’avance et mon éditeur a plus d’un tour dans son sac. Je suis persuadé que l’histoire ne fait que commencer.

 

 

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