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Le cinéma iranien… à Vesoul ! Et la relation Iran/France… partie 1.

Le cinéma iranien est un sujet vaste, enivrant, authentique, délicat et onirique. J’ai eu la chance de rencontrer à l’occasion du Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul quelques-uns de ses meilleurs représentants, réalisateurs, comédiens… Ainsi, légitimement, ce sujet me tenait à cœur de produire.

Pour comprendre la vision iranienne, il est bon de rappeler quelques faits : après la haute-Antiquité glorieuse de la Perse, l’état iranien est devenu islamique très tôt, puis la montée de la colère populaire et une demande de réforme mènent le pays à la Révolution constitutionnelle persane de 1906. L’Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d’une constitution. Puis c’est en 1979 qu’a lieu la chute du Sha d’Iran (véritable empereur du pays), poussé vers la sortie par les américains, laissant place aux théologiens, les premiers à rétablir l’ordre dans le pays, avec l’aide des comités locaux connus sous le nom de Gardiens de la Révolution. Un autre fait marquant sera la guerre Iran/Irak dans les années 1980, marquant pour ces paroles retransmises ici.

 Ainsi, je vais dresser ce portrait de poésie cinématographique, de lutte engagée, de culture perse en commençant par la liste de ces personnes rencontrées :

on commencera par une exception, Hamid Nassiri est poète, rencontré lors de sa mise sous surveillance, à résidence, par l’équipe Sarkozy au Ministère de l’Intérieur, car dissident du régime iranien… en 2007. A Auvers-Sur-Oise, un gouvernement dissident, contestant le pouvoir en place en Iran est établit et dirigé par une femme : le Conseil National de Résistance iranienne.

Un article d’Iran Focus en rend compte sur ce lien.

Le poète venait également présenter au Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul en février 2007 son recueil franco-arabe « L’accent de l’eau ». Il était accompagné de Martine Sylvain, élue à cette époque pour le Parti Socialiste et représentante de la Ligue des droits de l’homme. Son assignation à résidence en France était le sujet principal de cet entretien de 35 minutes en écoute ici.

Petite biographie :
Hamid Nassiri est né à Ghazvin (Iran) en 1958. Il a passé ses études primaires et secondaires dans cette ville puis à Téhéran, et a obtenu son baccalauréat scientifique option mathématiques. Dès cette époque, il se familiarise avec la littérature et la poésie contemporaines, au sein d’une famille politisée. Ses poésies étaient engagées. Quelques-unes de celles-ci et quelques écrits furent publiés dans la revue  » le Keyhan des enfants  » ainsi que dans le quotidien  » Etela’at  » avant la révolution iranienne. Alors qu’il n’avait pas plus de 17 ans, deux de ses poésies ont été adaptées par des chanteurs. Après la révolution anti-monarchique, il quitte l’Iran pour la France. Ce voyage dure ainsi depuis 26 ans (en 2006), à cause de la dictature des mollahs, laquelle le poursuit. Certains membres de sa famille sont en prison. Une répression impitoyable frappe l’Iran depuis l’avènement de la dictature religieuse des mollahs. Hamid rejoint alors la résistance iranienne, avec pour objectif de contribuer à l’instauration de la démocratie en Iran. Depuis, il a écrit des centaines d’articles, des reportages sociaux et politiques, des essais, des poésies, des spectacles et des satires publiés par la presse iranienne en exil. Certaines de ces poésies ont été adaptées par les plus grands compositeurs iraniens et chantées par les meilleurs chanteurs du pays. Exilé dans l’Exil, Hamid, de son vrai nom Emamgholi, fut assigné à résidence à Vesoul, après la fameuse rafle contre l’opposition iranienne en France en juin 2003. La justice lui donnera raison après plus de dix mois sous la menace d’expulsion. De cet exil de Vesoul, il revient encore plus déterminé à poursuivre son combat pacifique avec dans le coeur l’amitié des amis qui l’ont soutenu dans ce coin de la France. Deux de ses recueils de poésies ont déjà été publiés en persan.  » L’accent de l’eau  » est son premier recueil de poésie publié en Français.

Le premier rencontré en 2004, est probablement celui qui a ouvert la voie avec son style appelé le « Scorcese d’Iran », Jafar Panahi. Celui-ci présentait son quatrième long-métrage Sang et Or (طلای سرخ, Talāye sorkh). Il a depuis gagné nombreux prix internationaux, s’est retrouvé enfermé en prison en 2010 en Iran. Je n’ai pas eu l’occasion de m’entretenir en 2004 avec lui.

Une très belle biographie est à retrouver sur cet excellent média : cinéma d’Iran!

Par contre en 2004, Abolzfaz Jalili (en persan : ابوالفضل جلیلی), rencontré par mes soins avec l’aide d’un traducteur que je remercie encore, Pedram, parle de son onzième long-métrage en tant que réalisateur, ABJAD, sorte de fresque de son pays suivant l’histoire d’un enfant devenant homme, à travers l’histoire récente évoquée du pays.

Ici un entretien de 25 minutes est à entendre, le réalisateur remporta le Cyclo d’Or du festival, cette séquence étant prise à chaud, au sortir de la projection.

 


Et puis j’ai connu nombreuses femmes, artistes iraniennes, à qui je voudrais rendre spécialement hommage … mais ce sera la suite à venir très vite… ainsi qu’un hommage à une famille géniale : Makhmalbaf. A très vite !

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RUBBISH DeLuxe..!

Une nouvelle production de Rubbish [ cutpaper ; new romantic ] est à retrouver à Paris, dans le 13ème arrondissement, Galerie MATHGOTH, non loin de la BNF.

Son nouveau travail présente des matériaux nobles alliés à la simple découpe du papier, mais façon orfèvre, sur carnet Moleskine et feuilles d’or 24 carats.
Comme le confie volontiers la gérante de la galerie MathGoth, Mathilde Jourdain, le matériau du carnet Moleskine relève d’une grande symbolique, ayant servi par le passé tant à Hemingway, Van Gogh (entres autres nombreux noms) et présent dans les chansons (concernant cette fois les sièges cuir de Moleskine) de Noir Désir ou Hubert-Félix Thiéfaine, son utilisation tant écrivaine qu’imagée fait rêver son manipulateur de la découpe. Cet ouvrage de quelques cadres est précis, chiadé, teinté de romantisme renouvelé et certain. Sombre lumineux.

Celui-ci a même joué le jeu de produire une série dédiée à l’exposition et sa salle, en plus de faire une performance en guise de vernissage sur le mur frontal avec un collage de papiers découpés.

C’est à voir jusqu’au 26 novembre 2014…

Petite galerie de cette exposition au cœur de ce quartier rénové :

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Auparavant, Aurel Rubbish, originaire de Vesoul, ex-musicien autodidacte electro & tekno, a fait ses armes de graphiste de rue à Besançon, d’abord dans le total underground, avant d’être touché par la reconnaissance de la ville jusqu’à lui réaliser des commandes.

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Lui même se disait en 2010, à cette époque de travail anonyme, inspiré de Banksy bien sûr, mais surtout de Ernest Pignon Ernest par exemple (et d’autres, demandez-lui !)…. Il a depuis fait son chemin, en Suisse, à Paris et qui sait ailleurs???

Petite galerie de son oeuvre bisontine underground en 2010 :

Rubbish est un artiste haut-saônois d’abord, puis bisontin et parisien puis universel… Bref, je rends hommage à la Haute-Saône, au cœur d’une Franche-comté devenant une sorte de Kentucky local (sic) en citant d’autres travailleurs graphiques acharnés tels MELN ou SAN Art..!

Bises à vous les comparses!

meln san

 

 

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MEC ! LEPREST-PERREAU-TORRETON !

« MEC ! » PHILIPPE TORRETON

DIT LES MOTS D’ALLAIN LEPREST

AVEC EDWARD PERRAUD

affiche

 

« Dire du «Leprest» comme on dirait du «Rimbaud», pour l’écriture elle-même…

Et puis, j’ai voulu former un duo pour ce récital. Mais je ne voulais pas être «accompagné» ni «soutenu» : je rêvais qu’un musicien lise aussi à sa manière les textes d’Allain.

J’ai appelé Edward Perraud, et sans le savoir, je suis tombé sur un homme lui aussi bouleversé par l’œuvre d’Allain Leprest et sa disparition récente.

Edward est un génial percussionniste, un poète du son, un chercheur-fonceur ; sur scène nous dialoguons, nous sommes unis et libres comme le demande le jazz et cette liberté colle bien aux textes d’Allain. »

Philippe Torreton


Pour qui méconnait Allain LEPREST, rien de grave pour apprécier ses mots cousus d’or et d’alcool, feu d’une vie intense, le musicien Edward PERRAUD et le comédien de renom Phlippe TORRETON réalisent sur scène, non sans émotion tangible, de manière professionnelle, une transcription inégalée de ses textes … « Performance? », ceux-ci veulent juste « faire entendre », souligner, enrichir sans trahir…

Ce soir à Vesoul, mais RMIz étant mondial, il vous est conseillé de ne pas manquer cette prestation triptyque, Leprest parti il y a un peu plus 3 ans y revit !

Issu de la programmation du Festival Jacques Brel, ce spectacle assure l’exigence du poète….

Torreton m’a confié, que pour lui, Leprest aurait sa place de reconnaissance dans le panthéon des célébrités de la chanson entre Brel et Férré… Je lui dit l’associer à François Béranger, il me répond « à Henri Tachan aussi »…!


[Ci-dessous Dàrio rencontre Henri TACHAN à Besançon en mars 2008 en écoute: environ 29 minutes, reportage audio mixé en musiques, apparition du groupe KARPATT]


 

 

Ne sachant s’il y aura captation, votre place est au théâtre…

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Vesoul, capitale belge internationale !

« Il est important de savoir
que l’on vient de quelque part. »
[Jacques BREL]

couverturepreface

Vesoul Edition (évidemment) propose un ouvrage signé Bernard BELIN consacré à une chanson de BREL, son Histoire, ses histoires, sa liaison avec la ville chef-lieu du département de la Haute-Saône, en cœur perdu de région Franche-Comté : VESOUL !

Ce « Jacques Brel, T’as voulu voir Vesoul…! » résulte d’un travail de fourmi signé Bernard BELIN, chercheur et professeur en tout autre domaine, mais originaire du département, travail adoubé et reconnu (préface en co-signature) des Editions Jacques Brel de Bruxelles ; celui-ci qualifie cette chanson de BREL de « patrimoine culturel immatériel » à aspect « ethno-musical ».


 Attention, le son est assez bas pour cette vidéo sonore pourtant instructive sur la construction musicale du livre…

Entretien réalisé et monté par Dario pour Radiobing
Les musiques entendues comprennent :
Les Castafiores ; Pierre Devreux ; Rossana Casale ; Edouard (Jean-Michel Rivat) ; Daniel Slimak ; Fatal Bazooka ; Georges Moustaki ; Martial Vezoul ; Queen Bee ; Pierre Calvé ; Aldebert ; Jamait ; Captain Monig Ha ; Marcel Azzola et Lina Bossati ; Florent Pagny ; Dupont et Pondu ; Aviva Schwarz+Dany Litany+Ricky Gal+Israël Gurion ; Tatiana ; Camille (O’Sullivan) ; Jenny Arean ; Claire Elzière ; Florence Absolu+Tobias Knebel ; Wende ; North Gospel Quartet ; Dézoriental
Images constituées de photos personnelles, de pochettes de disques issues de l’ouvrage, d’extraits basses qualités du livre et d’un extrait du reportage RTBF du journal télévisé du mardi 8 octobre 2013….

citation olympia


Quelques liens et revueS de presse unanimes sur cet ouvrage:

[REF : Vesoul Edition-FC Culture et Patrimoine ISBN: 978-2-36230-026-4]

 

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